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 l Le chef du RAID raconte l'assaut à l'AFP: "Je n'avais jamais vu ça"

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MessageSujet: l Le chef du RAID raconte l'assaut à l'AFP: "Je n'avais jamais vu ça"   
Dim 2 Déc - 11:51



Le chef du RAID raconte l'assaut à l'AFP: "Je n'avais jamais vu ça"
23/03/2012 - 22h10

Le RAID lui a "donné sa chance jusqu'au bout", assure le chef de cette unité d'élite de la police nationale Amaury de Hauteclocque qui n'en revient toujours pas de l'attitude de Mohamed Merah: "Je n'avais jamais vu ça", a-t-il raconté vendredi à l'AFP.
"Si un assaut a été lancé, c'est par Merah", insiste-t-il, alors que le plan qu'il avait "validé, était un plan de reprise des lieux en sécurité pour s'assurer de M. Merah en vie", poursuit-il.
Pourtant, le RAID savait à quoi s'en tenir: au moment où les négociations entreprises depuis le matin précédent sont interrompues par le "tueur à scooter" mercredi à 22H45, "il m'a dit +je suis un moudjahidine, je veux mourir les armes à la main, vous allez m'abattre et je suis très fier, très honoré de lutter contre le RAID, je vais essayer d'(en) tuer le plus possible+".
D'ailleurs, ajoute M. de Hauteclocque, Merah lui a précisé que "pendant toute la phase des négociations, il n'a jamais eu l'intention de se rendre. Il l'a mise à profit pour se reposer et être prêt à mieux nous affronter".
Déjà, lorsque "nous sommes arrivés chez lui peu après 3 heures mercredi matin, il nous a tiré dessus à travers la porte", relate-t-il.
Néanmoins, "je lui ai donné sa chance jusqu'au bout, j'ai maintenu un négociateur devant sa porte qui a essayé de lui parler toute la nuit. En même temps que j'avais donné l'ordre qu'on le grenade à jet continu pour l'empêcher de dormir", souligne-t-il.
Jeudi, après avoir "investi toutes les issues" et forcé la porte "à 10H30, c'est un appartement constitué comme un terrain de guerre, avec obstruction de toutes les issues avec des meubles pour retarder notre progression et la compliquer" que pénètrent les hommes du RAID.
"Notre progression est très, très lente, puisqu'en fait, il ne va révéler sa position qu'aux alentours de 11H30 et que nous ne savions pas si les lieux étaient ou non piégés", se souvient le chef du RAID.
Le plan consistait à "le cerner dans la petite salle de bain où il s'était retranché, de le saturer de grenades lacrymogènes après avoir fait une brèche et de s'assurer de sa personne", explique-t-il.
Ses hommes étaient tous munis "de masques à gaz et, en plus de leur armement individuel, de fusils à pompe gomme-cogne et de lanceurs de balles de défense".
"Il tire sur tous les hommes, à droite, à gauche, devant, derrière"
"Au moment où nous arrivons à hauteur de la salle de bain, il n'y a toujours aucune réaction de sa part, on commence à effectuer une brèche pour passer de la grenade lacrymogène", ajoute-t-il.
A cet instant "il se met à tirer à travers la paroi, nous engage et malgré cela, je donne l'ordre qu'on lui envoie des grenades offensives de manière à pouvoir essayer de le choquer, l'appréhender vivant".
Mais "il continue à tirer et, comme il n'y a quasiment pas de murs porteurs dans son appartement, les éclats et des projectiles commencent à toucher mes hommes. Malgré tout, on ne riposte pas", note le chef de l'unité.
Puis, "il va jaillir de la salle de bain, c'est à dire que là il choisit son mode d'action, il va monter à l'assaut du RAID, je n'avais jamais vu ça!"
"Il tire sur tous les hommes, à droite, à gauche, devant, derrière, il progresse comme un fou, jusqu'au balcon de la fenêtre du milieu, où il va blesser un de mes hommes au cou. Celui-ci bascule en arrière et retombe sur la pelouse".
C'est alors que les hommes "qui étaient en protection sur les fenêtres reprennent une position derrière le balcon. Il essaie de les poursuivre pour les abattre en passant une main au-dessus du balcon. Et les snipers le neutralisent".
Au moment où il tombe, il est déjà probablement mort. Je me trouve au pied du balcon pendant l'assaut et je le vois tomber quasiment devant moi", poursuit M. de Hauteclocque.
Techniquement, le RAID aurait pu entrer dans l'appartement autrement que par portes ou fenêtres, c'est-à-dire en enfonçant un mur, admet volontiers son chef, "mais sachant qu'il habitait au rez-de-chaussée (surélevé), que l'ensemble des murs d'angle étaient tous porteurs, si on le faisait, on modifiait les plans de la résidence. A mon avis tout le rez-de-chaussée (aurait) été fragilisé et tout pouvait bouger".
Au total, il estime que l'opération "n'est ni un échec ni une réussite, je pense que nous avons fait notre travail, de la manière la plus consciencieuse et la plus courageuse, au mépris de notre propre vie, c'est la marque de fabrique du RAID.
L'ordre d'intervenir a résulté "d'une décision commune", relève-t-il. "Cela concernait aussi l'ordre public, puisque la vie quotidienne de tout un quartier avait été interrompue. L'ordre a été donné conjointement par le procureur de la République et le ministre de l'Intérieur".
23/03/2012 - 22h10
Le chef du RAID raconte l'assaut à l'AFP: "Je n'avais jamais vu ça"
Le RAID lui a "donné sa chance jusqu'au bout", assure le chef de cette unité d'élite de la police nationale Amaury de Hauteclocque qui n'en revient toujours pas de l'attitude de Mohamed Merah: "Je n'avais jamais vu ça", a-t-il raconté vendredi à l'AFP.
"Si un assaut a été lancé, c'est par Merah", insiste-t-il, alors que le plan qu'il avait "validé, était un plan de reprise des lieux en sécurité pour s'assurer de M. Merah en vie", poursuit-il.
Pourtant, le RAID savait à quoi s'en tenir: au moment où les négociations entreprises depuis le matin précédent sont interrompues par le "tueur à scooter" mercredi à 22H45, "il m'a dit +je suis un moudjahidine, je veux mourir les armes à la main, vous allez m'abattre et je suis très fier, très honoré de lutter contre le RAID, je vais essayer d'(en) tuer le plus possible+".
D'ailleurs, ajoute M. de Hauteclocque, Merah lui a précisé que "pendant toute la phase des négociations, il n'a jamais eu l'intention de se rendre. Il l'a mise à profit pour se reposer et être prêt à mieux nous affronter".
Déjà, lorsque "nous sommes arrivés chez lui peu après 3 heures mercredi matin, il nous a tiré dessus à travers la porte", relate-t-il.
Néanmoins, "je lui ai donné sa chance jusqu'au bout, j'ai maintenu un négociateur devant sa porte qui a essayé de lui parler toute la nuit. En même temps que j'avais donné l'ordre qu'on le grenade à jet continu pour l'empêcher de dormir", souligne-t-il.
Jeudi, après avoir "investi toutes les issues" et forcé la porte "à 10H30, c'est un appartement constitué comme un terrain de guerre, avec obstruction de toutes les issues avec des meubles pour retarder notre progression et la compliquer" que pénètrent les hommes du RAID.
"Notre progression est très, très lente, puisqu'en fait, il ne va révéler sa position qu'aux alentours de 11H30 et que nous ne savions pas si les lieux étaient ou non piégés", se souvient le chef du RAID.
Le plan consistait à "le cerner dans la petite salle de bain où il s'était retranché, de le saturer de grenades lacrymogènes après avoir fait une brèche et de s'assurer de sa personne", explique-t-il.
Ses hommes étaient tous munis "de masques à gaz et, en plus de leur armement individuel, de fusils à pompe gomme-cogne et de lanceurs de balles de défense".
"Il tire sur tous les hommes, à droite, à gauche, devant, derrière"
"Au moment où nous arrivons à hauteur de la salle de bain, il n'y a toujours aucune réaction de sa part, on commence à effectuer une brèche pour passer de la grenade lacrymogène", ajoute-t-il.
A cet instant "il se met à tirer à travers la paroi, nous engage et malgré cela, je donne l'ordre qu'on lui envoie des grenades offensives de manière à pouvoir essayer de le choquer, l'appréhender vivant".
Mais "il continue à tirer et, comme il n'y a quasiment pas de murs porteurs dans son appartement, les éclats et des projectiles commencent à toucher mes hommes. Malgré tout, on ne riposte pas", note le chef de l'unité.
Puis, "il va jaillir de la salle de bain, c'est à dire que là il choisit son mode d'action, il va monter à l'assaut du RAID, je n'avais jamais vu ça!"
"Il tire sur tous les hommes, à droite, à gauche, devant, derrière, il progresse comme un fou, jusqu'au balcon de la fenêtre du milieu, où il va blesser un de mes hommes au cou. Celui-ci bascule en arrière et retombe sur la pelouse".
C'est alors que les hommes "qui étaient en protection sur les fenêtres reprennent une position derrière le balcon. Il essaie de les poursuivre pour les abattre en passant une main au-dessus du balcon. Et les snipers le neutralisent".
Au moment où il tombe, il est déjà probablement mort. Je me trouve au pied du balcon pendant l'assaut et je le vois tomber quasiment devant moi", poursuit M. de Hauteclocque.
Techniquement, le RAID aurait pu entrer dans l'appartement autrement que par portes ou fenêtres, c'est-à-dire en enfonçant un mur, admet volontiers son chef, "mais sachant qu'il habitait au rez-de-chaussée (surélevé), que l'ensemble des murs d'angle étaient tous porteurs, si on le faisait, on modifiait les plans de la résidence. A mon avis tout le rez-de-chaussée (aurait) été fragilisé et tout pouvait bouger".
Au total, il estime que l'opération "n'est ni un échec ni une réussite, je pense que nous avons fait notre travail, de la manière la plus consciencieuse et la plus courageuse, au mépris de notre propre vie, c'est la marque de fabrique du RAID.
L'ordre d'intervenir a résulté "d'une décision commune", relève-t-il. "Cela concernait aussi l'ordre public, puisque la vie quotidienne de tout un quartier avait été interrompue. L'ordre a été donné conjointement par le procureur de la République et le ministre de l'Intérieur".

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Publié dans : affaire merah

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